Réalité virtuelle pour une meilleure formation en entreprise
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Réalité virtuelle pour une meilleure formation en entreprise

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Dynamiser la formation par le biais de la réalité virtuelle

Réalité virtuelle : le support de formation idéal ?

Se former de façon régulière et continue au cours de son parcours professionnel est aujourd’hui devenu un impératif. Les technologies actuelles nous imposent un rythme de vie toujours plus pressant auquel il est nécessaire de s’adapter en continu. Les carrières sont devenues résolument polymorphes et le marché du travail est de plus en plus concurrentiel et exigeant. Dans ce contexte, il est urgent de proposer des méthodes efficaces de formation en entreprise pour aider les travailleurs à accroître leurs compétences professionnelles. La technologie de la réalité virtuelle (ou VR) promet de répondre à ce besoin par des résultats indéniablement engageants tant pour les entreprises que pour les collaborateurs.

La technologie 3D en phase avec les projections

Un monde du travail en pleine mutation

 L’époque à laquelle l’on intégrait une entreprise après son cursus scolaire pour y effectuer l’intégralité de sa carrière est désormais révolue. Une carrière professionnelle est désormais un parcours pour lequel l’employé sera amené à changer plusieurs fois d’entreprise et sera dans l’obligation de se former en continu pour rester performant sans ses fonctions ou évoluer sur de nouveaux postes.

En 2017, le rapport de Dell et de l’IFTF (Institute For The Future) nous prévenait déjà :

  • 85 % des métiers de 2030 n’ont pas encore été inventés.
  • Les jeunes, en formation actuellement, auront occupé 8 à 10 postes différents d’ici leurs 38 ans.
  • Aux États-Unis, les free-lance devraient atteindre 50 % de la masse totale des travailleurs dès 2020.

Cette analyse prouve que la formation professionnelle se devra bientôt d’être rapide, probante et accessible à tous (notamment en sortant du schéma habituel : ressources humaines, institutions, etc.). La démocratisation d’une méthode telle que la réalité virtuelle offrirait ainsi le double avantage de contenter autant l’employeur que l’employé. Les collaborateurs sont conscients que leur employabilité dépend de leur faculté à évoluer en même temps que les mutations des contraintes professionnelles liées à sa fonction. Les patrons ont compris que, de l’adaptabilité et de l’expertise de leurs forces vives, dépendait la productivité de leurs sociétés.

La 3D entre innovation et maturité 

Depuis le temps que le monde digital favorise le développement des technologies de réalité virtuelle et de réalité augmentée, leur maîtrise n’est plus à prouver. En effet, la première expérience de virtualité remonte au début des années 1960. Le premier casque de réalité augmentée (AR) incrémentait visuellement le monde réel de données créées, dès les années 1980. La puissance de l’imagerie 3D auprès du public a déjà séduit le marketing et l’événementiel. Ce marché grandissant est, sans l’ombre d’un doute, voué à une croissance exponentielle dans les années futures. En devenant l’objet de convoitise des entreprises de divers secteurs, le recours et l’utilisation de la réalité virtuelle devraient s’étendre à une multitude de domaines, comme celui de la formation professionnelle en entreprise.

Formation VR vs formation classique : quelle valeur ajoutée ?

Efficacité et rapidité d’apprentissage

 Le match entre la méthode de formation VR et celle, plus standard, à base de vidéo, a été orchestré par Daydream Labs, le laboratoire de Google consacré à l’étude du virtuel. Mettant en concurrence deux groupes-test, les conclusions de cette étude démontrent la supériorité de la réalité virtuelle dans le processus d’apprentissage. Il ressort que l’échantillon de personnes formées par la technologie immersive et interactive en 3D a pris moins de temps pour intégrer les instructions que les individus instruits par des tutoriels sur YouTube. Ce même groupe a également appliqué ses nouvelles connaissances avec moins d’erreurs.

Maîtriser le savoir-faire 

 Dans les métiers techniques, nécessitant des manœuvres complexes ou des opérations de haute technicité, l’aspect sécurisant et infaillible d’un univers fictif reconstitué l’emporte largement sur l’intérêt limité (car surtout théorique) de la méthode traditionnelle. L’intégrité physique des travailleurs est préservée et les gestes peuvent être répétés maintes fois, sans le moindre aléa, jusqu’à acquisition complète. Débarrassé du stress que pourrait engendrer une dimension de danger, l’utilisateur peut parfaire ses manipulations et acquérir ainsi la maîtrise de ses gestes. Passer rapidement de la connaissance à la compétence, cela reviendrait presque à supprimer la notion de “débutant”.

Optimiser le savoir-être

 Développer le savoir-faire, mais également le savoir-être, par le biais d’études de cas en contexte modélisé, donne des résultats tout aussi satisfaisants. Par exemple, de grandes entreprises comme Walmart ou UPS ont pu aider leurs collaborateurs à travailler leurs qualités comportementales en les plongeant virtuellement dans des mises en situation réalistes. Les neurosciences nous enseignent que l’apprentissage par immersion stimule des zones du cerveau occultées par les schémas pédagogiques habituels. Ainsi, une expérience d’interaction, même lorsqu’elle est créée de toutes pièces par ordinateur, provoque une réaction cérébrale équivalente.

formation réalité virtuelle

Expérience et interaction : les clés de la pédagogie du futur

Rien ne vaut l’expérience… même reconstituée ! 

 Les expérimentations de Daydream Labs ont mis en évidence la tendance des gens à agir de façon intuitive et spontanée, faisant fi des instructions. En ce sens, les entraîner à faire face à tout type de situation par un mélange de théorie et de pratique, amène d’excellents résultats. L’expérience est un redoutable outil d’apprentissage, mais c’est, sans conteste, ce qu’il y a de plus dur à transmettre. En plongeant l’apprenant dans des situations choisies pour leur intérêt pédagogique, la réalité virtuelle se met au service de ce procédé d’apprentissage. ” Analyse – compréhension – décision – action ” deviennent des facultés optimisées par le vécu. Elles sont donc inscrites durablement.

Sans interaction, pas d’attention

 De nos jours, tout le monde s’accorde à dire que la méthode de formation à distance, dite « e-learning », a atteint ses limites. Peu motivante, l’absence totale d’interaction est en cause dans le découragement et le désengagement qu’éprouvent les utilisateurs. Il ne s’agit pas non plus de réunir le formateur et son public dans une même pièce. L’interaction instructeur / apprenants a bien été replacée au centre des logiques d’élaboration de la formation en entreprise. Toutefois, c’est l’imagerie 3D qui relève le défi en permettant de projeter un environnement sur-mesure dans lequel la mise en pratique et les échanges sont favorisés. L’immersion totale, dans un contexte à visée éducative entièrement conçu par un formateur, permet également de favoriser les capacités d’attention du sujet qui en fait l’expérience.

Dans un monde où tout va très vite et où tout doit être constamment « à jour », optimiser son temps et ses compétences représente un but à atteindre. La formation en réalité virtuelle semble répondre à ces deux impératifs. Avec des résultats concluants et rapides à la fois, la VR a réussi à rendre les modes de formation traditionnels quasiment désuets et il y a fort à parier que son succès n’en est qu’à ses balbutiements. L’intérêt qu’elle suscite déjà, forte de ses conclusions très engageantes, lui promet un immense développement dans les années à venir. Toutefois, résolument inscrite dans la tendance à l’éternelle course à la performance, la réalité virtuelle au service de la formation professionnelle devra immanquablement se confronter à la capacité des travailleurs à engranger toujours plus de connaissances.

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